Les premières traces de la veuze XVI-XVIIIème siècles
   
   
• Nous voici dans la ville (chant de Noël)




  De nombreuses mentions de l'utilisation de cornemuses en France figurent dans les textes antérieurs à la Renaissance, mais leurs formes ne sont que rarement décrites, et les vocables employés pour les désigner sont multiples : vèze, vize, vouzie, vousille, bousine, vesse, vaisse, chalemye…

L'usage d'une ou plusieurs variantes de cornemuses dans l'Ouest de la France est attesté par divers textes des XVIème et XVIIème siècles en Normandie, Maine, Anjou, Bretagne et Poitou, mais comment savoir si les vèzes mentionnées dans les textes anciens sont les ancêtres directes de la veuze actuelle ?

Les seuls renseignements dont nous disposons concernent la vèse poitevine.

Vèze ou musette
Un manuscrit de 1644 mentionne le rôle des sonneurs de cornemuse dans le « jeu du cheval Mallet », de Sainte-Lumine-de-Coutais, près du lac de Grand-Lieu. Il existe une autre description de la même fête 150 ans plus tard. On peut ainsi suivre l'évolution des noms de l'instrument et celle des formations musicales, au même endroit, sur deux siècles.

En 1644, la cornemuse est appelée chalemie, en 1800 vèze, puis dans le même texte musette. Dans les descriptions des coutumes locales au tournant des XVIIIème et XIXème siècles, la veuze est indifféremment désignée par ces deux termes.

Les témoignages de cette époque (1765, Escoublac ; 1780, Chateaubriand sur Combourg ; 1800, Huet de Coëtlizan…) confirment l'intégration profonde des veuzous dans la société traditionnelle. Ils sont présents dans toutes les fêtes populaires : plantation de l'arbre de mai, fêtes de Noël, foires annuelles, carnaval…

Les témoignages sur la pratique populaire de la veuze abonderont durant tout le XIXème siècle.