Le Rouge de Breca
Louis Chevalier

 
  Le Rouge de Breca (1863-1943)
On ne peut parler des veuzous de la Presqu'île guérandaise sans évoquer le Rouge de Bréca.

François-Marie Moranton était beaucoup plus qu'un simple sonneur. Sa forte peronnalité en a fait une figure mythique, sur laquelle circulent toujours aujourd'hui de nombreuses anecdotes savoureuses.

L'un des traits dominants retenus par la tradition populaire est sa laideur. Son surnom lui vient de la couleur de sa chevelure, qui était d'un roux tirant sur le rouge.

Il est né en 1863, au Brunet, près de Saint Lyphard, dans une famille de bergers et de tisserands. Marié en 1888, il est déclaré tantôt tisserand, tantôt cultivateur, mais sa vrai profession devient vite celle de musicien. Il sonne dans toute la Presqu'île et est connu au nord jusqu'à Marzan.

Très doué musicalement, il joue de la veuze, mais aussi du violon et de l'accordéon diatonique. Il aime composer des paroles qu'il adapte aux airs de rondes ou de marches. Il donne aussi des cours particuliers de violon, d'accordéon ou de veuze, son instrument préféré.

Après avoir animé d'innombrables noces et fêtes, il connaît une fin de carrière fort triste, puisqu'  il en est réduit à faire la manche avec un harmonica. Il meurt pendant la Seconde Guerre mondiale.


 


• La chanson du Rouge de Bréca

 

 

Louis Chevalier (1826-1905)
Il était considéré comme le meilleur sonneur du Marais breton-vendéen. D'après les rares personnes rencontrées qui l'ont entendu dans leur jeunesse, il improvisait joliment sur les airs de marche et de danse. « Quand il jouait, on ne voyait pas ses doigts bouger, et pourtant il sonnait bien ! » rapporte une personne âgée.

Fils de journaliers, il exerçait depuis son enfance la profession de ses parents. Ayant iinfiniment de goût pour la musique, dès qu'il possèda l'argent nécessaire, il s'empressa de faire l'emplette d'une pibole, qu'il maîtrise en peu de temps avec une certaine habileté. De la pibole, il passa au hautbois, puis à la vèze.

Natif de Sallertaine, il passe la majeure partie de sa vie à Bloire, près de Challans. Marié et père de quatre enfants (deux filles et deux garçons, qui perpétueront la tradition musicale familiale en jouant de l'accordéon diatonique), il ne semble pas avoir eu d'activité professionnelle importante en dehors de la veuze.



 

• Suite de branles maraîchins (sonnés autrefois par Louis Chevalier)